Nos émotions – Qui sont-elles ?

Durant cet atelier du Réseau FAM, nous avons échangé sur Les émotions, qui sont-elles ?

Comment leur permettre d’exister sans qu’elles ne prennent trop de place ?

.Nos émotions - Qui sont-elles ?

Voici le déroulé :

Définir une émotion pour en faire un concept n’est pas si simple, car l’émotion est avant tout quelque chose que nous ressentons. A la source de notre émotion, il y a une sensation corporelle que nous percevons (quand nous y prêtons attention). Ensuite, cette sensation va grandir et entrainer différentes réactions de notre corps, comme le cœur qui bat plus fort ou des larmes. C’est ainsi, et parce que nous avons appris à mettre des mots sur ces sensations, que nous allons nommer notre émotion.

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Nous avons les émotions simple qui sont au nombre de 6 : joie, peur, tristesse, dégoût, surprise, colère.

Chaque émotion simple possède une variété de degrés : par exemple la joie peut passer du simple « je suis content « à « je suis très heureux » puis plus intense « je suis fou de joie » cette variabilité donne une coloration a nos émotions et permet de parler de l’intensité plus ou moins ressentie. L’émotion a toujours ce rôle de nous informer de la relation que nous entretenons avec notre environnement extérieur.

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Nous avons aussi les émotions mixtes ou complexes : nous retrouvons ici la culpabilité, la jalousie, la pitié ou l’amertume.

Les émotions mixtes ont l’apparence des émotions mais, en fait, elles n’en sont pas totalement ! En effet, l’émotion mixte possède à la fois, un brin d’émotions mais aussi un soupçon de positive défensive.

Si les émotions simples nous informe, on peut dire que les émotions mixte tentent de nous désinformer car elles ne rendent pas totalement compte de notre ressenti exact. Pour rappel, les positions défensives sont des processus qui permettent de mieux vivre une situation jugées dangereuse pour l’intégrité physique. En clair, si les mécanismes de défenses n’existaient pas, nous pourrions sombrer dans la folie. Toutefois, les mécanismes de défenses, même s’ils ne sont pas pathologiques en soi, doivent être souples et diversifies pour nous aider à bien vivre avec les autres et avec nous même.

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Voici, aussi, les pseudo-émotions : l’arrogance, la bizarrerie, le calme, le désespoir, l’exclusion, la drôlerie, le rejet, la manipulation, la timidité, la violence, la trahison…

Il existe chez l’être humain un certain nombre de métaphores pour exprimer notre état mais il ne semble pas juste de parler d’émotions avec exactitude. Par exemple : »je me sens ridicule ». Quelle est l’émotion ici ?

En fait, nous ne pouvons pas le dire à partir de cette simple phrase. C’est sans doute à la fois de la honte, qui n’est pas une émotion, peut être au fond de la tristesse ou de la colère ? Mais l’émotion n’est pas visible.

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Elles appartiennent au registre des attitudes, des évaluations ou des états.

-l’attitude, c’est la manière dont je vais réagir : « je suis hostile ».par exemple, cette phrase montre que je vais agir de manière hostile envers une personne.

-l’évaluation, c’est la manière d’évaluer son état affectif : « je me sens bête ». Finalement je ne devrais pas dire je me sens bête mais je me trouve bête.

-l’état, c’est parler de son ressenti mais pas toujours directement de l’émotion, bien que nous sentions qu’elle ne soit pas très loin ! Ici nous pouvons dire par exemple : « je suis fatigué ».

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Et, enfin, les émotions repoussées : comme leur nom l’indique, ces émotions résultent du fait que nous repoussions nos émotions, c’est-à-dire, que nous

tentions de les refouler.

Elles viennent donc s’exprimer de manière forte dans le corps. Mais l’émotion elle-même en cause n’est ici pas visible au premier plan.

C’est donc à ce niveau que nous allons retrouver l’angoisse. Elle se distingue de la peur, qui est une émotion simple, par le fait qu’elle n’a pas d’objet. Quand nous somme angoissés, nous ne savons pas vraiment qu’elle en est la cause. Cela vient de notre intérieur et ne semble pas en lien avec notre environnement direct.

Ce n’est pas le cas de la peur, qui est une réaction directe à ce que nous rencontrons dans notre environnement ? J’ai peur des chiens, et j’ai besoin d’en avoir un en face de moi pour ressentir vraiment de la peur.

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L’angoisse, tout comme l’émotion, prend naissance dans le corps.

Nous ressentons fortement le plan corporel de l’angoisse. Si celle-ci nous envahit, elle peut être forte et faire mal.

Dans les émotions repoussées, nous avons également ce que nous appelons les phénomènes psychosomatiques et les somatisations.

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Les somatisations, nous ressentons des douleurs corporelles qui n’ont pas de réalité sur le plan médical.

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Les maladies psychosomatiques, à force de tout intérioriser, le corps va développer des maladies de peau entre autres

Ainsi le corps est une porte privilégiée pour parler de nos émotions et de nos ressenti quand ceux-ci ne peuvent pas se verbaliser

D’où mettre des mots sur les maux !

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Les 3 piliers pour réussir sont :

  • L’amour de soi.
  • L’image de soi.
  • La confiance en soi

Atelier : Nos émotions – Qui sont-elles ? du 14 février 2022

Lire aussi : La confiance en soi